Consultant national pour l’élaboration d’une stratégie et d’un plan d’action sur la migration de la main-d’œuvre pour la République de Djibouti

  • Contractor
  • Djibouti
  • TBD USD / Year

International Labour Organization

  1. Contexte

Djibouti a une population de moins d’un million d’habitants [1]. Avec un climat chaud et aride, les trois quarts de la population du pays vivent dans la ville de Djibouti, le reste étant essentiellement constitué d’éleveurs. Toutefois, les mouvements migratoires internes se limitent en grande partie aux éleveurs nomades à la recherche de nourriture. Très peu de Djiboutiens migrent en France pour y faire des études et choisissent d’y résider après avoir terminé leurs études, et certains migrent au Canada pour travailler comme enseignants ou infirmiers – selon certaines parties prenantes du gouvernement, cette tendance contribue à la fuite des cerveaux. Il semble difficile pour les travailleurs de migrer vers les pays voisins en raison de l’utilisation de la langue anglaise comme langue de travail et du niveau relativement bas des salaires[2].

Djibouti accueille environ 150 000 migrants sans papiers et constitue une plateforme de transit pour des milliers d’autres personnes originaires de la Corne de l’Afrique qui se rendent dans les États du Golfe[3]. La plupart des migrants qui suivent cet itinéraire sont des Éthiopiens et des Somaliens. Ils traversent Djibouti pour atteindre la zone côtière d’Obock. Djibouti est également une destination importante pour les demandeurs d’asile et les réfugiés des pays de l’IGAD, ainsi que pour les Yéménites qui fuient la guerre dans leur pays. La mission du HCR chargée de surveiller le passage du détroit du Yémen a signalé que plus de 365 000 migrants avaient emprunté cette route entre 2008 et la mi-2016[4]. En outre, Djibouti devient de plus en plus un pays de destination. Le pays attire des travailleurs migrants de la région, d’Europe et d’Asie en raison de sa relative stabilité et de sa position stratégique en tant que porte d’entrée du canal de Suez. Bien que les statistiques sur la migration de la main-d’œuvre ne soient harmonisées, des rapports indiquent que les femmes migrantes éthiopiennes et somaliennes travaillent comme domestiques, tandis que les hommes travaillent comme maçons, mécaniciens et gardiens. En outre, les Chinois, les Érythréens, les Éthiopiens et les Somaliens travaillent dans la construction, tandis que les Indiens travaillent dans le secteur des technologies de l’information et les Yéménites ont tendance à posséder ou à travailler dans des petites entreprises et des magasins [5].

La migration de la main-d’œuvre vers le Moyen-Orient et les pays du Golfe a également lieu dans une mesure limitée et est facilitée par les agences d’emploi privées (AEP). Le gouvernement de Djibouti a mis en place des accords et des programmes visant à faciliter la migration de la main-d’œuvre djiboutienne vers l’étranger. Par exemple, les chauffeurs de bus et de camions djiboutiens travaillent au Qatar, suite à la signature d’un accord bilatéral de travail (BLA); dans le cadre d’un accord bilatéral avec le Royaume d’Arabie saoudite, des travailleurs domestiques ont été déployés, mais ils sont actuellement interdits en raison des mauvaises conditions de travail; et grâce à un projet pilote de migration circulaire, l’Agence nationale pour l’emploi, la formation et l’insertion professionnelle (ANEFIP) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont facilité le déploiement d’une dizaine de Djiboutiens pour travailler dans l’agroalimentaire au Canada avec la société Olymel[6]. Selon les estimations de la Banque mondiale, les envois de fonds vers Djibouti se sont élevés à 54,6 millions de dollars US en 2022, soit 1,6 % du produit intérieur brut (PIB)[7]. En outre, en 2019, Djibouti a indiqué que le nombre de migrants irréguliers se situait à 115 341 personnes, ce qui représentait 12 % de la population totale [8].

Au niveau régional, Djibouti est membre du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) et de l’Agence intergouvernementale pour le développement (IGAD), qui ont tous deux adopté des protocoles permettant la libre circulation des personnes entre leurs membres. Au niveau national, Djibouti a élaboré une stratégie de migration en 2021, mais le cadre de développement du pays (Vision 2035) ainsi que la politique nationale de l’emploi n’abordent pas la question de la migration de la main-d’œuvre. Toutefois, il existe un certain nombre de lois et de cadres réglementaires qui traitent de la gestion de la migration de la main-d’œuvre. Par exemple, le cadre juridique visant à protéger les droits de l’homme et les droits du travail à Djibouti, comme la loi sur les réfugiés (2017), la Constitution, le code du travail (2006) et la protection sociale, s’applique également aux travailleurs migrants en situation régulière. Actuellement, le gouvernement de Djibouti prévoit d’élaborer une stratégie de migration de la main-d’œuvre. L’OIM a commencé à soutenir le gouvernement de Djibouti en élaborant un projet de stratégie nationale de migration de main-d’œuvre. Dès l’élaboration de l’ébauche, le Ministère du travail chargé de la formalisation et de la protection sociale a officiellement demandé à l’OIT de soutenir l’élaboration de la stratégie nationale de migration de main-d’œuvre et du plan d’action, en raison de l’avantage comparatif de l’OIT.

Malgré cette évolution, Djibouti ne dispose toujours pas d’une stratégie de migration de main-d’œuvre. L’évaluation de la gouvernance de la migration et de la mobilité de la main-d’œuvre à Djibouti, réalisée par l’OIT en 2020, a clairement indiqué la nécessité d’élaborer une politique de migration de la main-d’œuvre fondée sur les droits, dans le cadre d’une approche intégrée, qui tienne compte de la cohérence des politiques et de la protection des travailleurs migrants.

À cette fin, le ministère du travail chargé de la formalisation et de la protection sociale, en partenariat avec l’OIT par le biais du programme meilleur gestion de la migration regionale (BRMM) financé par le Foreign Commonwealth and Development Office du Royaume-Uni (FCDO) et du programme conjoint sur la migration de la main-d’œuvre (JLMP) LEAD financé par l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (SIDA), cherche à engager un consultant national pour élaborer une stratégie et un plan d’action en matière de migration de la main-d’œuvre.

2.0 Objectifs de la consultation

L’objectif principal de cette consultation est d’aider le consultant international à élaborer une stratégie et un plan d’action pour Djibouti en matière de migration de la main-d’œuvre qui soit sensible au genre et fondée sur les droits. Cette stratégie et ce plan d’action doivent être conformes aux normes internationales du travail, aux engagements mondiaux et régionaux ainsi qu’aux pratiques prometteuses et émergentes afin de promouvoir une migration de la main-d’œuvre sûre, ordonnée et régulière et de protéger les droits des travailleurs migrants, en mettant l’accent sur les femmes et les personnes handicapées.

Plus précisément :

  • Effectuer une analyse situationnelle du contexte et de la dynamique de la migration de la main-d’œuvre à Djibouti en examinant les documentations pertinentes, y compris, mais sans s’y limiter, les politiques, les lois, les structures institutionnelles, les acteurs et les mécanismes de coordination relatifs à la migration de la main-d’œuvre, et formuler des recommandations conformes aux bonnes pratiques internationales. Cette étude s’appuiera sur l’évaluation préexistante de la migration et de la mobilité de la main-d’œuvre à Djibouti et ajoutera tout développement législatif et institutionnel récent qui a eu lieu depuis 2020.
  • Élaborer la stratégie nationale de migration de la main-d’œuvre conformément aux normes internationales du travail pertinents pour les travailleurs migrants, en vertu du principe selon lequel toutes les normes internationales du travail s’appliquent à tous les travailleurs, à moins que la norme n’en dispose autrement. Elle devrait également prendre en compte le Guide pratique de l‘OIT pour la conception de politiques de migration de main-d’œuvre[9], le cadre de politique de migration révisé pour l’Afrique et plan d’action (2018-2030)[10] et le cadre politique régional de l’IGAD en matière de migration[11]. Le développement devrait également prendre en compte et promouvoir différentes instances de dialogue social dans le cadre du processus de prise de décision sur l’action politique concernant les travailleurs migrants et, en particulier, concernant les processus de conception, de signature, de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation des accords bilatéraux de travail avec d’autres pays. Elle devrait également prendre en compte les formats des politiques nationales de migration de main-d’œuvre d’autres pays et s’inspirer des politiques nationales djiboutiennes pertinentes pour assurer la cohérence des politiques. La stratégie se référera au projet de document préparé par l’OIM. La stratégie en matière de migration de main-d’œuvre devrait promouvoir l’application des normes du travail, réduire le recours à la migration irrégulière et contribuer au développement social et économique du pays. Elle devrait en outre aborder les aspects liés à l’offre, à la demande, à l’efficacité et aux défis du marché du travail.
  • Élaborer un projet de plan d’action pour rendre opérationnelle la stratégie de migration de main-d’œuvre à Djibouti dans une perspective à court terme (un à trois ans) et moyen terme (4-10 ans).
  • Développer un cadre de suivi et d’évaluation pour permettre au ministère du Travail chargé de la formalisation et de la protection sociale de suivre les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de la stratégie et du plan d’action en matière de migration de main-d’œuvre, d’identifier les défis et de procéder aux ajustements nécessaires.

3.0 Champ d’application du travail

Le consultant national travaillera sous la direction, le briefing et le cadre développés par le consultant international et l’équipe de BIT et Ministère du travail. Le consultant effectuera les tâches suivantes:

  • Revoir et examiner les instruments pertinents, traduire les documents, tels que les principales politiques et lois pertinentes, et collecter des données au niveau national.
  • Comparer les bonnes pratiques en vue d’élaborer les lignes directrices de la stratégie et du plan d’action nationaux en matière de migration de main-d’œuvre.
  • Mener des consultations avec toutes les parties prenantes concernées à Djibouti, y compris, mais sans s’y limiter, le ministère du travail chargé de la formalisation et la protection sociale, le ministère de l’intérieur, Bureau de Coordination National pour la migration, le ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale, le ministère de la femme et de la famille, ministère de la justice, le ministère de la décentralisation (les conseils régionaux), le ministère des affaires sociales et de la solidarité, Ministère de la Sante, le ministère de l’Economie, Institut national des Statistiques (INSTAD), l’Agence nationale pour l’emploi, la formation et l’insertion professionnelle (ANEFIP), l’Office national d’assistance aux réfugiés et aux sinistrés (ONARS), les partenaires sociaux, les organisations de la société civile (UNFD), la Commission national des droits de l’homme, le monde universitaire, les partenaires internationaux (BIT, OIM, HCR), les partenaires intergouvernementaux (IGAD), afin de convenir des priorités de la stratégie, des groupes cibles et des principaux éléments de la stratégie et du plan d’action, en mettant en place des groupes de travail par pilier pour définir le contenu.
  • Contribuer à la rédaction du rapport initial détaillant la méthodologie, le plan de travail, le guide d’entretien avec les parties prenantes et le calendrier de la consultation.
  • Apporter une contribution technique au rapport d’analyse de la situation afin d’améliorer la compréhension du contexte de la migration à Djibouti.
  • Élaborer un plan d’action qui doit notamment souligner les étapes, les délais et les ressources (humaines et financières) nécessaires, ainsi que les besoins en termes de coordination pour mettre en œuvre la stratégie de manière efficace. Le plan d’action identifiera également les principaux partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux mandatés dans le domaine de la migration de main-d’œuvre et détaillera leurs rôles et responsabilités pour une mise en œuvre efficace de la stratégie. Le plan d’action comprendra aussi un cadre détaillé de suivi et d’évaluation permettant de suivre les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de la stratégie de migration de main-d’œuvre.
  • Soutenir le consultant international dans la collecte de données par le biais de sources primaires et secondaires afin d’élaborer un bref rapport d’analyse situationnelle visant à mieux comprendre la dynamique de la migration et de la migration de la main-d’œuvre à Djibouti. Consolider et mener une étude documentaire de la documentation pertinente, y compris, mais sans s’y limiter, sur les politiques, les lois et les acteurs.
  • Participer aux réunions en ligne et physiques organisées par le consultant international, les autres parties prenantes et l’équipe de du BIT dans le cadre du processus d’élaboration de la stratégie et du plan d’action en matière de migration de main-d’œuvre pour Djibouti.
  • Soutenir le travail du consultant international au cours de la mission, notamment en organisant des réunions avec les parties prenantes nécessaires et en recueillant des documents locaux.
  • Soutenir le consultant international et l’équipe de du BIT dans l’organisation des ateliers de consultation et de validation avec les partenaires tripartites et les autres parties prenantes concernées afin de fournir un forum pour le dialogue national et pour un consensus sur les éléments essentiels et le contenu de la stratégie à inclure dans les projets de documents. Contribuer à l’élaboration du rapport technique des ateliers de consultation et de validation.
  • Aider le consultant international à noter les comptes rendus, les commentaires, les suggestions et les réactions des partenaires tripartites et des autres parties prenantes au cours des ateliers de consultation et de validation de la stratégie.
  • Soutenir le consultant international dans le processus d’élaboration de la stratégie et du plan d’action nationaux en matière de migration de main-d’œuvre sur la base des données et informations actuellement disponibles, en étroite coordination avec le GTT et l’équipe BIT. La stratégie doit prendre en compte les questions relatives à la jeunesse, au genre et aux personnes vivant en situation de handicap.
  • Traduire la stratégie nationale de migration de main-d’œuvre et le plan d’action de l’anglais vers le français.
  • Coordonner les contributions des principales parties prenantes gouvernementales et non gouvernementales à la stratégie et au plan d’action nationaux en matière de migration de main-d’œuvre et veiller à ce que les commentaires soient pris en compte.
  • Faciliter la soumission de la stratégie élaborée par le consultant international pour examen et approbation au ministère du travail chargé de la formalisation et de la protection sociale.

L’analyse de la situation de la migration de main-d’œuvre doit comprendre les éléments suivants :

  1. Collecte et analyse des données
  2. Identifier et faire l’inventaire des sources de données existantes sur la migration de la main-d’œuvre à partir de sources internes à Djibouti. Toutes les données pertinentes doivent être fournies par les parties prenantes qui jouent un rôle ou ont un intérêt dans la migration de main-d’œuvre
  3. Analyser les données collectées pour évaluer la cohérence et la compatibilité des mécanismes de collecte de données afin d’obtenir une meilleure vue d’ensemble de la situation actuelle de la migration de la main-d’œuvre à destination et en provenance de Djibouti.
  4. Évaluer la disponibilité des données et des sources de données ainsi que la crédibilité des données existantes afin de pouvoir déterminer les moyens et la faisabilité des accords bilatéraux pour le placement et l’appariement des travailleurs djiboutiens sur les marchés du travail.
  5. Structures institutionnelles et collaboration inter-institutionnelle
  6. Analyser les rôles et les responsabilités des structures institutionnelles existantes chargées de la gestion de la migration de main-d’œuvre à Djibouti, y compris la portée et le fonctionnement de la collaboration interministérielle et inter-institutionnelle.
  7. Fournir des recommandations sur la manière d’améliorer ces structures et mécanismes de coordination.
  8. Cadre juridique, législatif et politique national et normes internationales
  9. Sur la base de l’évaluation réalisée en 2020, analyser la législation nationale actuelle concernant le départ des travailleurs nationaux pour des opportunités d’emploi à l’étranger ainsi que les mécanismes de protection des travailleurs migrants à Djibouti afin d’identifier les lacunes éventuelles.
  10. Examiner les accords de travail bilatéraux et multilatéraux existants impliquant Djibouti et déterminer dans quelle mesure ces accords sont mis en œuvre de manière efficace.
  11. Déterminer dans quelle mesure les dispositions légales prescrites dans les conventions internationales sont en place et fonctionnent, et lorsque la ratification n’a pas eu lieu, évaluer les obstacles et les exigences pour la ratification. En particulier, se concentrer sur tout obstacle dans la législation nationale empêchant l’accès à l’emploi.
  12. Contexte régional
  13. Examiner les bonnes pratiques et les leçons tirées en matière de migration de main-d’œuvre dans d’autres pays qui ont élaboré des politiques de migration de main-d’œuvre et évaluer leur applicabilité au contexte spécifique de Djibouti.
  14. Étudier dans quelle mesure les politiques, les pratiques, les structures et la législation en matière de migration de main-d’œuvre à Djibouti sont conformes aux cadres politiques de l’UA, de l’IGAD et du COMESA (par exemple, les cadres politiques de l’UA et de l’IGAD en matière de migration, la déclaration de Djibouti sur le travail, l’emploi et la migration de main-d’œuvre dans la région de l’IGAD et le protocole du COMESA sur la libre circulation des personnes, de la main-d’œuvre, des services, du droit d’établissement et de résidence), et formuler des recommandations en conséquence.

4.0 Méthodologies

Le consultant travaillera en étroite collaboration avec les membres du GTT, en particulier le ministère du travail chargé de la formalisation et de la protection sociale, les partenaires sociaux (UDT, UGTD et CNED) et le BIT.

La méthodologie de la tâche comprend, sans s’y limiter, les éléments suivants :

  • Analyse documentaire de la documentation nationale et internationale pertinente pour l’élaboration de la stratégie nationale en matière de migration de main-d’œuvre.
  • Analyse des stocks et des flux de migrants (de travail) sur la base de sources nationales et internationales.
  • Entretiens avec des informateurs clés et/ou consultations (virtuelles ou en face à face) avec les parties prenantes à Djibouti, en particulier les membres du GTT.

5.0 Produit à réaliser

  • Un rapport de démarrage détaillant la méthodologie, le plan de travail, le guide d’entretien avec les parties prenantes et le calendrier de la consultance.
  • Un rapport d’analyse situationnelle visant à développer une compréhension détaillée du contexte et de la dynamique des mouvements migratoires et de la migration de la main-d’œuvre, à examiner les aspects politiques, juridique et socio-économiques de la migration de la main-d’œuvre et son impact sur les indicateurs clés du développement à Djibouti, et à s’assurer que la stratégie est fondée sur une base de données solide.
  • Un projet de stratégie de migration de main-d’œuvre pour Djibouti, sensible au genre et terme (3-5 ans) fondée sur les droits, comprenant un projet de plan d’action avec une perspective à court et moyen terme et un cadre détaillé de suivi et d’évaluation, comme indiqué dans le champ d’application du travail.
  • Le projet de plan d’action doit comprendre les éléments suivants:
  • Résumé
  • Introduction
  • Objectifs stratégiques
  • Lacunes et défis
  • Domaines d’intervention prioritaires
  • Rôles et responsabilités des parties prenantes
  • Calendrier
  • Ressources nécessaires
  • Conclusion
  • Les annexes suivantes doivent être jointes aux documents finaux:
    1. Toutes les notes des réunions avec les parties prenantes, y compris une liste de toutes les personnes interrogées lors des consultations, des entretiens et des autres réunions.
    2. Toutes les statistiques disponibles recueillies au cours du processus de collecte et d’évaluation des données/informations.
    3. Toutes les références et sources consultées conformément aux directives de l’OIT (à fournir au consultant).
    4. Tout autre document pertinent pour la tâche
  • Une présentation sur le projet de stratégie de migration de main-d’œuvre et participer aux consultations nationales pour recueillir des commentaires sur le draft stratégie.
  • Une stratégie de migration de main-d’œuvre finalisée et un draft de plan d’action tenant compte les commentaires fournis par le BIT, le Ministère du travail en charge de la formalisation et de la protection sociale et le feedback de l’atelier de validation.

6.0 Rapport

Le consultant rendra compte au consultant international, au ministère du travail chargé de la formalisation et de la protection sociale, au conseiller technique en chef (CTA) du projet BRMM de l’OIT et au spécialiste de la migration de la main-d’œuvre. Le ministère du travail chargé de la formalisation et de la protection sociale assurera la direction et la coordination du processus d’élaboration de la stratégie afin de garantir la conformité avec l’agenda de développement national plus général. Cela impliquera des consultations avec d’autres ministères ainsi qu’avec les partenaires sociaux et les partenaires internationaux.

Toutes les données collectées pendant la durée de la mission doivent rester confidentielles. Toutes les informations relatives à cette consultance, y compris les droits d’auteur ou la propriété des documents générés au cours du processus, sont la propriété de l’OIT et des partenaires du projet.

7.0 Période

Le consultant réalisera les activités énumérées ci-dessous dans un délai de 25 semaines à compter de la date d’entrée en vigueur de l’accord.

Feuille de route pour l’élaboration d’une stratégie de migration de main-d’œuvre pour Djibouti

  1. Recrutement de consultants internationaux et nationaux pour l’élaboration d’une stratégie et d’un plan d’action nationaux en matière de migration de main-d’œuvre – 1er moi
  2. Rédaction du rapport de démarrage – 2eme mois
  3. Revu du rapport de démarrage – 2eme mois
  4. Consultations pour le développement de l’analyse situationnelle – 2eme et 3eme mois
  5. Rédaction et présentation de l’état des lieux – 3eme et 4eme mois
  6. Revue de l’état des lieux – 4eme mois
  7. Consultation sous forme d’atelier pour développer la stratégie – 4eme mois
  8. Rédaction de la stratégie et du cadre de mise en œuvre (de plan d’action et de cadre de suivi et d’évaluation) et consultations avec les parties prenantes – 4eme et 5eme mois
  9. Revue de la stratégie et du cadre de mise en œuvre -5eme mois
  10. Présentation de la deuxième version de la stratégie et du cadre de mise en œuvre – 6eme mois
  11. Atelier national de validation de la stratégie et du cadre de mise en œuvre – 6eme mois
  12. Présentation de la stratégie finale et du cadre de mise en œuvre, en anglais et en français – 7eme moi

8.0 Frais et modalités de paiement

Les travaux seront exécutés entre Mai et Octobre 2024. Le paiement sera échelonné à la livraison des produits selon les modalités suivantes:

  • 20 % de la somme convenue lors de la soumission du rapport initial.
  • 20 % de la somme convenue lors de la soumission de l’analyse situationnelle.
  • 30 % de la somme convenue lors de la soumission du draft stratégie et plan d’action en matière de migration de main-d’œuvre en anglais et en français.
  • 30 % de la somme convenue lors de la soumission satisfaisante de la stratégie finale en matière de migration de main-d’œuvre et du plan d’action en anglais et en français.

9.0 Qualification et expérience

  • Diplôme supérieur en administration publique, relations internationales, sciences politiques, économie, sciences sociales ou autres domaines concernés.
  • Au moins 5 ans d’expérience professionnelle dans l’élaboration de politiques/stratégies, dont 2 ans d’expérience pertinente dans le domaine de la migration de main-d’œuvre et des facteurs influençant la migration à Djibouti.
  • Connaissance approfondie des questions relatives à la migration à Djibouti, y compris les cadres juridiques, les tendances du marché du travail et les facteurs socio-économiques influençant la migration.
  • Compréhension approfondie du contexte national de développement, y compris des questions relatives à l’égalité des genres et à l’intégration des personnes handicapées.
  • Une expérience préalable des travaux de l’OIT sur la migration de la main-d’œuvre et les questions liées est un avantage
  • Expérience de travail avec des mandants tripartites
  • Bonne aptitude aux relations interpersonnelles et à la communication
  • Bonne connaissance de la langue locale et excellentes capacités d’expression orale et écrite en anglais et en français.
  • Bonnes compétences informatiques, connaissance de la communication par internet et des applications MS Office (Word, Excel, Power Point), Zoom et MS Team.

10.0 Critères d’évaluation

Le consultant national retenu disposera d’un ensemble d’expertises et de qualifications dans les domaines d’intervention liés à cette tâche. L’évaluation de l’aptitude du consultant à travailler sur cette mission se fera sur la base des critères techniques suivants :

Critères d’évaluation

Maximum de points

  1. Expertise/qualification

Le consultant doit être titulaire d’un diplôme universitaire supérieur en droit, en sciences sociales ou dans une discipline pertinente 10

La connaissance et la familiarité avec l’élaboration d’une politique et d’une stratégie en matière de migration de main-d’œuvre sont essentielles. Une expérience des contextes de migration, idéalement une bonne connaissance du contexte djiboutien, sera un avantage. 10

Expérience confirmée dans la réalisation de projets d’élaboration de politiques/stratégies (au moins 5 ans.) 10

Expérience dans la production de rapports de haute qualité en anglais et en français 10

Maximum de points 40

  1. Approche proposée pour réaliser l’étendue des travaux définie dans les termes de référence

Le candidat démontre (par le biais de la proposition technique soumise) son expertise dans le domaine de l’élaboration de politiques/stratégies en matière de migration de main-d’œuvre. La proposition technique comprend un plan de travail réaliste. 30

Le candidat démontre l’approche/méthodologie appropriée à utiliser pour atteindre les objectifs de la tâche, y compris toutes innovation ou nouvelles idées proposées. 30

Maximum de points, 60

Total pour la section A (40 points) et la section B (60 points) 100

Note minimale acceptable pour que les propositions soient prises en considération pour l’évaluation financière. 70

11.0 Présentation recommandée de la proposition

Les consultants intéressés doivent soumettre les documents suivants:

  • Proposition technique, précisant la compréhension de la tâche, la méthodologie, l’approche, le travail proposé et le plan de travail, les qualifications et les expériences pertinentes du consultant, des exemples de rapports de travaux similaires effectués précédemment. Un CV personnel indiquant toute l’expérience acquise dans le cadre de tâches similaires, ainsi que les coordonnées (adresse électronique et numéro de téléphone) du candidat et d’au moins trois (3) références professionnelles.
  • Proposition financière, le consultant intéressé est prié de fournir une offre financière en USD comprenant séparément les honoraires professionnels liés à l’activité et les coûts pour les dates et jours de mission sur le terrain, les frais de voyage et l’indemnité journalière si nécessaire.

[1] An assessment of labour migration and mobility governance in the IGAD region – country report for Djibouti.pdf

[2] An assessment of labour migration and mobility governance in the IGAD region – country report for Djibouti.pdf

[3] IOM 2021.

[4] Djibouti-Migration-Profile.pdf (unu.edu)

[5] An assessment of labour migration and mobility governance in IGAD region: Country report for Djibouti (2020)

[6] An assessment of labour migration and mobility governance in the IGAR region – country report for Djibouti.pdf

[7] Personal remittances, received (current US$) – Djibouti | Data (worldbank.org)

[8] IGAD Migration Statistics Report (2021)

[9] Voir BIT (2021)Guide pratique pour la conception de politiques de migration de main-d’œuvre. wcms_838921.pdf (ilo.org)

[10] AFRICAN UNION (au.int)

[11] igad-regional-migration-policy-framework1.pdf (iom.int)

How to apply

Les consultants intéressés peuvent envoyer leurs questions éventuelles à l’Unité des Achats du BIT à Addis-Abeba, Éthiopie ([email protected]) jusqu’au 25 Avril 2024. Les réponses aux questions seront communiquées aux consultants intéressées avant la fermeture des bureaux le 30 Avril.

Les propositions techniques et financières complètes doivent être soumises à [email protected] avant la fermeture des bureaux le 10 Mai 2024.

Note

Ceci ne constitue pas une annonce d’offre d’emploi. Les consultants individuels qui soumettent une proposition technique et financière seront uniquement pris en considération.

Les offres émanant d’un cabinet et d’un groupe de consultants individuels ne seront pas prises en considération.


Deadline: 10 May 2024